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Enregistrement du temps de travail

Pointage électronique obligatoire en 2027 : serez-vous prêts ?

Au 1er janvier 2027, l'enregistrement du temps de travail devient obligatoire en Belgique. Excel, papier et confiance ne suffiront plus face à l'inspection. Le module de pointage de Target-CRM vous met en règle : simplement.

L'essentiel en 60 secondes

Ce qu'il faut retenir aujourd'hui

Mis à jour le 27 juillet 2026. Cette page suit l'avancement du dossier : nous la corrigeons dès que le texte évolue.

Ce qui est décidé

Le gouvernement fédéral a acté fin novembre 2025, dans son accord budgétaire, de rendre l'enregistrement du temps de travail obligatoire pour les employeurs. L'échéance annoncée est le 1er janvier 2027.

Ce qui ne l'est pas encore

À ce jour, le texte n'est pas publié au Moniteur belge. L'avant-projet a été soumis à l'avis du Conseil national du travail le 26 mars 2026. Les modalités techniques viendront d'un arrêté royal.

Ce que vous pouvez faire

Ne pas attendre le texte final. Les grandes lignes ne bougeront plus : un système objectif, fiable et accessible. Le mettre en place en 2026 coûte moins cher que dans l'urgence de décembre.

Les 3 problèmes qu'on entend tout le temps

Vous vous reconnaissez ?

« Aucune visibilité sur les heures réelles »

Surtout depuis le télétravail : qui est là, qui a commencé à quelle heure… c'est flou. Et en fin de mois, il faut reconstruire le puzzle.

« Les congés, c'est le chaos »

Les demandes arrivent par mail, par SMS, à la machine à café. Et le solde de jours restants ? Personne n'est vraiment sûr.

« On ne sera pas prêts pour 2027 »

Et honnêtement, vous ne savez pas par où commencer. Bonne nouvelle : il suffit d'un module déjà inclus dans Target-CRM.

Ce que ça change, concrètement

Une minute par jour pour vos équipes, zéro paperasse pour vous

Pour vos collaborateurs

Depuis leur smartphone, sans rien installer : pointage arrivée/pause/départ, bureau ou télétravail, déclaration de maladie, demandes de congé et solde en temps réel.

  • Pointage en 2 secondes
  • Aucune application à installer
  • Solde de congés consultable

Pour vos managers

Validation des pointages de l'équipe directement dans le système. Une vue claire sur qui était là, quand, et combien de temps.

  • Validation en un clic
  • Vue temps réel des présences
  • Plus de feuilles qui circulent

Pour vos RH

Chaque travailleur a son dossier complet : coordonnées, numéro national, Dimona, Limosa, contrats, documents. Sécurisé, visible uniquement par les personnes autorisées.

  • Dossiers travailleurs complets
  • Horaires par entreprise ou par personne
  • Historique horodaté, prêt pour l'inspection
Pourquoi ne pas attendre

Le risque existe déjà aujourd'hui

  • 1
    Contestation d'heures

    Un employé conteste ses heures après son départ : sans trace fiable, c'est sa parole contre la vôtre devant le tribunal du travail.

  • 2
    Accident de travail

    L'inspection vérifie si l'employé était en service ce jour-là. Une feuille Excel remplie a posteriori ne tient pas.

  • 3
    Contrôle ONSS

    Les présences des dernières années peuvent vous être demandées. Les avez-vous quelque part, de manière fiable ?

1 minpar jour et par collaborateur
0 badgeni matériel, ni installation
<1 hpour mettre en place le module
100 %inclus dans les 29€ HT/mois

Mettre en place le pointage maintenant, c'est le faire tranquillement : sans le stress de dernière minute de décembre 2026. Et d'ici là, vous profitez déjà d'une gestion des congés et des présences enfin claire.

L'origine

Une obligation qui vient d'un arrêt européen de 2019

Le point de départ n'est pas belge mais européen. Le 14 mai 2019, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé, dans l'affaire C-55/18 opposant un syndicat espagnol à une grande banque, que les États membres doivent imposer aux employeurs un système permettant de mesurer la durée du temps de travail journalier de chaque travailleur. La Cour a posé trois critères qui reviennent depuis dans tous les textes nationaux : ce système doit être objectif, fiable et accessible.

Le raisonnement de la Cour est simple : sans mesure du temps réellement presté, les droits au repos journalier, au repos hebdomadaire et à la limitation de la durée du travail restent théoriques. Un travailleur qui conteste ses heures ne peut rien prouver, et l'inspection non plus.

Plusieurs pays ont légiféré rapidement. La Belgique a pris son temps : c'est l'accord budgétaire fédéral de fin novembre 2025 qui a inscrit l'obligation générale à l'agenda, avec une entrée en vigueur visée au 1er janvier 2027. Le texte modifiera la loi du 16 mars 1971 sur le travail, et un arrêté royal doit en préciser les modalités concrètes.

Où en est le texte (27 juillet 2026)

Mai 2019Arrêt de la Cour de justice de l'UE (C-55/18)
Novembre 2025Accord budgétaire fédéral : l'obligation est actée
26 mars 2026Avant-projet soumis à l'avis du Conseil national du travail
À venirVote au Parlement, publication au Moniteur, arrêté royal d'exécution
1er janvier 2027Entrée en vigueur annoncée. Plusieurs secrétariats sociaux évoquent une tolérance jusqu'au 31 mars 2027 : à confirmer dans le texte final.
Champ d'application

Qui sera concerné, et qui ne le sera pas

C'est la question qui revient le plus souvent : « avec quatre personnes, suis-je vraiment visé ? ». La réponse, à ce stade, est oui.

SituationConcerné par l'obligation ?Ce que cela implique
Employeur avec un seul travailleur salariéOuiAucun seuil de taille n'est prévu : une TPE d'un salarié est concernée comme une entreprise de 500 personnes.
ASBL, société, administrationOuiLa forme juridique ne change rien. C'est la qualité d'employeur qui compte.
Indépendant sans personnelNonPas de travailleur salarié, pas d'obligation d'enregistrement.
Cadres dirigeants et postes de confianceExclusion envisagéeCes catégories sont déjà hors du champ de la loi de 1971 sur la durée du travail. L'exclusion devra être confirmée par le texte final.
Représentants de commerce, travailleurs mobilesExclusion envisagéePrestations hors d'un lieu de travail fixe. Périmètre encore discuté.
Télétravailleurs et travailleurs à domicileExclusion envisagée, contestéeL'avant-projet les exclut ; les organisations syndicales s'y opposent. C'est le point le plus susceptible de bouger.
Étudiants, intérimaires, temps partielsOuiAucune distinction selon le type de contrat. Les temps partiels sont d'ailleurs déjà soumis à des obligations spécifiques.

Les lignes marquées « exclusion envisagée » reprennent l'avant-projet soumis au Conseil national du travail en mars 2026. Elles n'ont pas valeur de texte définitif : vérifiez-les auprès de votre secrétariat social avant de fonder une décision dessus.

Les exigences

Ce qu'un système d'enregistrement devra faire

Les trois critères posés par la Cour de justice européenne sont repris tels quels. Ils sont plus exigeants qu'il n'y paraît.

À ne pas confondre

Ce qui est déjà obligatoire aujourd'hui

Beaucoup d'employeurs croient partir de zéro. En réalité, plusieurs obligations d'enregistrement existent déjà, et l'inspection les contrôle depuis longtemps.

Travailleurs à temps partiel

Les prestations qui s'écartent de l'horaire convenu doivent pouvoir être justifiées. C'est une des infractions les plus fréquemment relevées lors des contrôles, avec à la clé une présomption de temps plein.

Horaires variables et flottants

Dès que l'horaire n'est pas fixe, un système de suivi des prestations est requis, et le règlement de travail doit en fixer les règles.

Chantiers : Checkinatwork

Dans la construction et quelques secteurs assimilés, la présence sur chantier se déclare déjà à l'ONSS. Cette obligation ne disparaît pas avec la nouvelle loi : elle s'y ajoute.

Transport routier

Le tachygraphe impose depuis longtemps un enregistrement objectif et infalsifiable des temps de conduite et de repos. C'est le modèle dont s'inspire la logique européenne.

Heures supplémentaires

Sursalaire, repos compensatoire, limites internes : tout cela suppose de savoir combien d'heures ont été prestées. Sans enregistrement, le calcul repose sur de la mémoire.

Dimona et dossier du travailleur

Déclaration immédiate à l'emploi, contrats, documents : le dossier social doit être tenu et présentable. L'enregistrement du temps vient s'y greffer naturellement.

Ce que vous risquez

Des amendes multipliées par le nombre de travailleurs

Le niveau de sanction propre à la nouvelle obligation sera fixé par le texte définitif. Mais on connaît déjà le cadre : les infractions à la réglementation sur la durée du travail relèvent du Code pénal social, dont les montants ont été revalorisés au 1er février 2026.

Le mécanisme qui fait mal n'est pas le montant de base, c'est la multiplication par le nombre de travailleurs concernés. Une amende administrative de 1 000 € appliquée à une équipe de huit personnes devient 8 000 €. Le total est plafonné à cent fois le maximum du niveau applicable.

Et la sanction financière n'est pas le seul risque. En cas de litige sur des heures supplémentaires devant le tribunal du travail, l'absence d'enregistrement fiable joue contre l'employeur : c'est à lui qu'il revient de démontrer les heures réellement prestées.

NiveauAmende pénaleAmende administrative
Niveau 1100 à 1 000 €
Niveau 2500 à 5 000 €250 à 2 500 €
Niveau 32 000 à 20 000 €1 000 à 10 000 €
Niveau 46 000 à 70 000 €3 000 à 35 000 €

Montants en vigueur depuis le 1er février 2026, en règle multipliés par le nombre de travailleurs concernés. Le niveau applicable à l'enregistrement du temps de travail n'est pas encore arrêté.

Votre plan

Un calendrier de mise en conformité réaliste

Il reste environ cinq mois avant l'échéance annoncée. C'est confortable si vous commencez maintenant, très court si vous attendez le texte définitif.

Questions fréquentes

Vos questions sur le pointage obligatoire 2027

Le pointage électronique est-il obligatoire pour mon entreprise ?
À partir du 1er janvier 2027, la Belgique rend l'enregistrement du temps de travail obligatoire pour la plupart des employeurs. « On fait confiance à nos collaborateurs » ne sera plus une réponse acceptable face à l'inspection du travail.
Mes collaborateurs doivent-ils installer une application ?
Non. Ils pointent depuis leur smartphone, sans rien installer : arrivée, pause, départ, bureau ou télétravail. Moins d'une minute par jour.
Comment gérer les temps partiels et horaires variables ?
Les horaires se définissent au niveau de l'entreprise ou individuellement par travailleur. Un mi-temps ne se gère pas comme un temps plein, et Target-CRM le sait.
Et la gestion des congés ?
Fini les demandes par SMS ou à la machine à café : vos collaborateurs consultent leur solde et introduisent leurs demandes dans l'outil ; le responsable valide ; tout est tracé.
La loi est-elle déjà votée ?
Non, pas à la date du 27 juillet 2026. L'obligation a été actée dans l'accord budgétaire fédéral de novembre 2025 et l'avant-projet de loi a été soumis à l'avis du Conseil national du travail le 26 mars 2026. Il doit encore être voté et publié au Moniteur belge, et un arrêté royal précisera les modalités techniques. L'échéance annoncée reste le 1er janvier 2027.
Une entreprise de trois ou quatre personnes est-elle vraiment concernée ?
Oui. Aucun seuil de taille n'est prévu : l'obligation vise les employeurs, quel que soit leur effectif et quel que soit leur secteur. Un indépendant sans personnel salarié, en revanche, n'est pas concerné.
Faut-il acheter une pointeuse ou des badges ?
Non. Le gouvernement a précisé explicitement que l'enregistrement du temps de travail n'implique pas l'installation d'une pointeuse. Un enregistrement numérique horodaté, consultable par le travailleur et exportable pour l'inspection, répond aux exigences. Dans Target-CRM, le pointage se fait depuis le smartphone du collaborateur, sans matériel et sans application à installer.
Un fichier Excel ou une feuille de présence suffisent-ils ?
Non, et c'est précisément le point. Les trois critères posés par la Cour de justice européenne (objectif, fiable, accessible) excluent un document que l'on peut remplir a posteriori et modifier sans laisser de trace. Il faut un horodatage au moment de la prestation et un historique des modifications.
Combien de temps faut-il conserver les données ?
Les projets communiqués évoquent une conservation de cinq ans. La durée définitive sera fixée par l'arrêté royal d'exécution. En pratique, prévoyez un système qui archive et exporte sans limite de durée plutôt que de devoir migrer dans deux ans.
Le télétravail est-il concerné ?
C'est le point le plus incertain du dossier. L'avant-projet soumis au Conseil national du travail exclut les travailleurs à domicile, y compris les télétravailleurs ; les organisations syndicales contestent cette exclusion. Si une partie de votre équipe télétravaille, prévoyez un système qui fonctionne aussi bien à domicile qu'au bureau : vous serez couvert dans les deux cas de figure.
Que risque une entreprise qui ne serait pas en règle ?
Le niveau de sanction propre à la nouvelle obligation n'est pas encore arrêté. Les infractions à la durée du travail relèvent aujourd'hui du Code pénal social, dont les amendes vont, selon le niveau, de 250 € à 35 000 € pour la voie administrative, et sont en règle multipliées par le nombre de travailleurs concernés. À cela s'ajoute le risque civil : en cas de litige sur des heures supplémentaires, l'absence d'enregistrement fiable dessert l'employeur.
Combien de temps faut-il pour mettre le module en place ?
Moins d'une heure pour l'activation et le paramétrage de base, puis un temps variable selon la complexité de vos horaires. Le vrai travail n'est pas technique : il consiste à traduire votre organisation réelle (horaires, pauses, validations, congés) en paramètres. Nous le faisons avec vous pendant la mise en route.
Mes employés vont-ils se sentir surveillés ?
C'est la crainte classique : et après quelques semaines, personne n'y pense plus. Les collaborateurs apprécient d'avoir une trace fiable de leurs heures, surtout lorsqu'ils prestent des suppléments. Le pointage protège les deux parties.
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